Pingouin Léonard
Posté le mercredi 15 décembre 2004 à 17 h 00 min dans la catégorie « Croquis » par Bruno Bellamy.
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Restons donc dans le thème des petites bêtes avec ce pingouin façon Léonard… 🙂 On dirait moi quand je dessine : heureux. 🙂 |
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Restons donc dans le thème des petites bêtes avec ce pingouin façon Léonard… 🙂 On dirait moi quand je dessine : heureux. 🙂 |

J’ai esquissé ce gros chat gourmand et cette souris cuisinière lors d’un séjour au Japon…J’étais hébergé chez des gens extrêmement gentils, et amoureux des chats (il y en a 7 dans leur grande maison… !), et les repas étaient incroyablement savoureux. 🙂
Réalisé sans trop réfléchir, en suivant mon inspiration, ce bout de dessin semble à lui seul raconter tout une petite histoire un peu surréaliste : on imagine en effet que les chats mangent les souris, mais cette souris là fait si bien la cuisine que le chat se garderait bien de la croquer, tant il a de la chance d’être si bien nourri.
Il y aurait sûrement matière à écrire un petit conte pour enfants, ou encore une version japonaise d’une fable de La Fontaine… 😉
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Cette mignonne rockeuse a failli être la mascotte d’un magazine consacré, si je me souviens bien, aux outils d’enregistrement et de traitement du son numérique.Je ne sais même plus pourquoi elle n’a pas poursuivi sa carrière au-delà de cette simple esquisse couleur, mais après coup je me suis dit qu’il aurait été bien dommage qu’elle reste cachée… ;)Ça arrive, de temps en temps… On n’imagine pas toutes les jolies images qui restent méconnues parce qu’elles n’ont pas trouvé de moyen de diffusion. N’empêche, c’est dommage, c’était un bon projet…
Et puis j’aime bien son petit soutien-gorge « clavier ». 🙂 En attendant, si quelqu’un dont le business est relié à la musique avait un job (comme logo, mascotte, que sais-je encore ?) pour cette mélomane bellaminette, il ne faut pas hésiter à me contacter, c’est moi son impressario. 😉 |
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Le titre de cette semaine est inspiré d’une chanson (« Va chemine, va trottine, va petit âne, va deci-delà cahin-caha le picotin te récompensera… ») de l’opérette « Véronique », d’André Messager. C’est parce que je devais dessiner Pétale de Lotus déguisée en… âne ! Ci-contre, vous pouvez voir les premières recherches : une série de croquis en tout petit format, pour essayer de trouver une pose intéressante, rigolote, cohérente par rapport au sujet. Et manifestement, ça ne vient pas toujours du premier coup… Finalement, c’est celle d’en bas à droite qui a été retenue… |
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Je réalise alors une esquisse purement « anatomique » en fonction de la pose choisie… Le but ici n’est rien de plus qu’avoir un personnage qui soit suffisamment réaliste et dynamique. |
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Je scanne mon premier dessin puis, de même que j’aurais travaillé à la table lumineuse pour concevoir costumes et accessoires si j’avais travaillé entièrement sur papier, je crée un calque au-dessus de celui où se trouve cette première étape, dans mon programme de retouche d’images. Je crée à nouveau un autre calque, et cette fois je travaille dessus en noir, grâce à la tablette graphique. |
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L’avant-dernière étape est celle du passage à la couleur : une fois que l’esquisse du costume est aplatie sur celle du corps (après avoir éliminé le calque qui servait à « bleuir » le premier dessin), et que j’ai donc un trait qui me convient pour le personnage costumé, il me reste à choisir les couleurs que je vais appliquer. Après, il reste à finaliser le trait à partir d’un tirage papier, et de réaliser la couleur définitive, mais ça, c’est un résultat que vous verrez, heu… si vous achetez l’édition anglaise de Lotus Noir. 😉 |
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Pétale de Lotus, l’égérie du magazine Lotus Noir, me fournit ici l’opportunité de représenter -une fois n’est pas coutume- une bellaminette dans une situation banale, quotidienne, et donc d’une certaine façon « extraordinaire », puisque l’exceptionnel est le commun des bellaminettes, qui sont généralement représentées dans des situations exotiques, en guerrières, en princesse, en magicienne, ou dans des, heu… absences de tenues, qui ne sont évidemment pas ce que l’on a l’habitude de voir à chaque coin de rue.
L’expression « dans le simple appareil d’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil » pourrait convenir à celle-ci, encore que ces mots sont, à l’origine, supposés décrire une belle en tenue d’Ève… Il s’agit, en l’occurence, de l’esquisse d’une illustration pour la page du courrier des lecteurs, et le propos était bien entendu d’évoquer l’intérêt de Pétale pour les messages que lui envoient chaque jour tous ses fans de par le monde… |
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La série des « fonds de tiroir » est achevée, il a bien fallu que je retrouve quelques petits croquis pour animer le site… 😉 |
| Alors j’ai fouiné un peu dans mon carnet le plus récent du cours d’analyse morphologique, et il m’a semblé qu’il pourrait être intéressant de scanner les petits croquis que je fais parfois en marge des « vraies » esquisses. | ![]() |
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Ces petits dessins là ne sont pas d’après modèle, je les fais dans les coins de la page quand j’ai envie de me changer les idées, ou pendant la pause (à ne pas confondre avec la pose, donc…) du milieu du cours. |
| C’est que les cours sont assez longs (trois heures !), alors on s’arrête un peu au milieu, et moi j’en profite pour gribouiller dans les coins, et aussi pour me prendre un petit chocolat chaud… 🙂 | ![]() |
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Mais cette année je ne me suis pas réinscrit… |
| J’essaye d’avancer mes projets de BD, et pour ça il faut du temps.Mais j’espère que, du coup, ces projets pourront enfin se réaliser, et que j’aurai la joie de pouvoir vous l’annoncer ici même… 🙂 |
Page initialement publiée le 17/10/2001
C’est à nouveau Pétale de Lotus qui s’y colle… Mais cette fois, vous avez droit à trois esquisses pour le prix d’une : il s’agit cette semaine de montrer que le crayonné d’une illustration ne naît pas exactement ex nihilo…
Souvent, avant d’attaquer la construction du personnage à la dimension finale, surtout quand je ne suis pas trop sûr de la posture que je vais lui donner, je commence par faire des mini-esquisses en petit (comme précédemment expliqué ici), dans un coin de ma feuille, histoire de voir ce qui pourrait convenir. L’intérêt de faire ces « prototypes » miniatures c’est qu’en peu de traits on peut se faire une idée de la voie à suivre. L’idéal est bien sûr de faire en quelque sorte le dessin dans sa tête, puis de le retranscrire sur papier. Mais parfois on n’est pas vraiment convaincu de ce que serait la meilleure solution. Un mini-crobard permet alors de « fixer » une ou des options possibles, et de les comparer. Là, on peut voir qu’après un premier test avec une posture assez droite mais, justement, un peu trop raide (seule la cape aurait apporté un peu de mouvement dans l’image), j’ai essayé de voir ce que donnerait une pose plus ramassée, avec un mouvement plus complexe dans la cape et, surtout, l’épée-laser brandie de manière assez menaçante. Il y a même trois essais différents de positionnement de l’épée… Non, ce n’était pas pour faire un GIF animé 😉 mais pour voir ce qui, dans la composition de l’image, conviendrait le mieux pour placer l’épée. Finalement, y’a pas de mystère : l’épée levée est tout de même plus agressive, et c’est donc l’option qui sera retenue. Que dire d’autre ? Que le drapé de la cape n’est sans doute pas très réaliste… C’est pas facile à faire, les drapés ! Mais bon, grosso-modo l’effet recherché (dynamiser la composition) est à peu près atteint, c’est le principal. Merci l’Internet !… 😉 |
Page initialement publiée le 10/10/2001
Dans la série de BD que j’ai dessinée sur un scénario de Marc Bati, Sylfeline, intervenait un personnage très spécial : Alnaouna. Cette déesse, très belle et très bienveillante, apparaissait dans le monde de la matière pour inspirer les héros de l’histoire, et l’on comprenait notamment le lien très spécial qui existait entre Sylfeline et Alnaouna, comme si elles étaient en fait deux niveaux d’existence d’une même conscience, à un niveau divin ou angélique, et à un niveau humain.Tchoubou, la peluche bedonnante (qu’on a déjà d’ailleurs vue passer dans cette rubrique) n’avait pas de raison d’être en reste. En arrivant à la fin du troisième et dernier tome de la série, Sylfeline rejoignait Alnaouna dans une autre dimension, et l’idée nous est venue d’offrir à Tchoubou, qui avait après tout bien bossé tout au long de ces aventures, une possibilité similaire, mais qui lui correspondrait. La question s’est donc posée de savoir ce que pourrait bien être, pour Tchoubou, l’équivalent d’Alnaouna. Je ne sais plus qui de moi ou de Bati a eu l’idée, mais c’est à ce moment là qu’est né le personnage de Tchoubaouna, et on a bien rigolé quand on a trouvé ce nom hybride mais assez sympa… 🙂 Voilà un personnage qui n’a pas beaucoup servi (une seule case dans tout l’album, plus une présence discrète sur le dos de couverture) et qui est surtout resté très discret, car son nom ne figure nulle part… Le secret vous est donc enfin révélé, à l’occasion de la présentation de cette esquisse, qui constitue le prototype du personnage, réalisé sur un coin de papier croquis. Ce dessin représentait un défi très intéressant à relever, puisqu’il s’agissait, en quelque sorte, de créer ce qu’il faut bien appeler une bellaminette en peluche ! Je me suis donc efforcé de dessiner un personnage qui soit à la fois rondouillard et élégant, pataud et vaporeux, pelucheux et féminin, enfin bref, l’impossible !… Dans la foulée, j’ai évidemment ajouté les « petits détails » qui contribuaient à faire ressembler ce personnage à une déesse : voiles flottants et transparents, bijoux magiques, et bien entendu une posture évoquant le caractère intangible de cette être, et donc je l’ai dessinée flottant dans les airs. Les traits propres à Tchoubou sont devenus féminins, avec un côté chat persan, de longs poils très légers et entrelacés à la manière des cheveux des bellaminettes un peu « art nouveau », des cils très longs, et surtout des proportions adaptées : mains et pieds très menus, et pelage pigeonnant sans rendre le personnage grassouillet. Eh ben c’était pas facile !… Ça aurait pu tourner au ridicule, donner une caricature burlesque, quelque chose qui n’aurait rien eu à voir avec ce que j’essayais d’évoquer, de douceur et de tendresse, à travers ce personnage… |
Page initialement publiée le 03/10/2001
Un peu comme la fois précédente, nous voici en présence d’un personnage ramassé sur lui-même… L’ambiance est cependant un peu plus sensuelle ! 😉
Cette bellaminette était un pur projet de recherche… Ça aurait pu être une esquisse pour la pub d’un parfum qui se serait appelé « roudoudou » ou quelque chose comme ça… 😉 Les cheveux posent un peu problème, dans cette composition : ils jouent un rôle essentiel, pour donner à l’image sa dynamique doucement tourbillonnante, mais je crois bien que je me suis tellement préoccupé de leur donner un certain mouvement, que je ne me suis pas assez soucié de faire en sorte… qu’ils ressemblent à des cheveux ! En fin de compte, ça ressemble plus à un coussin effiloché, ou je ne sais quoi, mais ça n’a pas vraiment l’air d’être les cheveux de la fille. L’autre difficulté, évidemment, c’est les mains et les pieds. Décidément, c’est vraiment très difficile à dessiner, ces machins là… Ici, les mains sont presque potables (pas géniales, mais potables), mais les pieds sont sans doute trop petits. Evidemment, c’est mignon, mais bon faut pas exagérer. Et puis le dessin des orteils est bizarre. C’est presque plus dur à dessiner que des doigts, des orteils… Mais si je lui avais mis des chaussettes ça aurait vraiment été étrange, non ? À travers la jambe droite, on distingue des traces du contour de la jambe gauche, et des bras, qui ont été d’abord dessinés, pour être à peu près sûr des proportions, puis gommés là où ils disparaissaient. Là aussi, y’a pas de recette miracle : pour qu’un membre ou une partie du corps (ou d’un objet, vêtement, etc) ait l’air convenablement construit, il faut en dessiner quasiment toutes les parties, y compris celles qui sont destinées à être invisibles. Inutile dans ce cas de travailler dans le détail, ce serait inutile et ça rendrait l’esquisse beaucoup trop confuse, mais il faut un minimum travailler ce que l’on dessine en le concevant comme une forme en trois dimensions projetée à plat, et non comme une image en deux dimensions à laquelle de « petits détails » viendraient donner vie et réalisme. J’aime bien dessiner les cheveux, tracer des volutes, jouer avec les mèches qui s’entortillent et passent devant ou derrière les unes les autres, distinguant ainsi les différents plans de l’image, et donnant à la fois un effet décoratif et beaucoup de mouvement. Evidemment, ce genre de dessin est très inspiré des créations d’Alphonse Mucha, qui s’amusait beaucoup aussi à dessiner des chevelures complètement délirantes… Ce dessin est surtout extrêmement typique de mon goût démesuré -et quasi-obsessionnel- pour le dessin des formes courbes… 😉 |
Page initialement publiée le 26/09/2001
Il est arrivé qu’un pingouin vienne squatter le dessin, pendant un cours d’analyse morphologique (cf. les croquis du 11/08 et du 01/09), mais ce n’est pas la seule incongruïté qui soit arrivée en la circonstance…
Cette fois-ci, le modèle était un gros bonhomme assez rondouillard. La pose était intéressante (toute ramassée), et j’ai eu envie d' »interpréter » ce que je voyais, en dessinant le modèle en Tchoubou (pour ceux qui ne connaissent pas, Tchoubou est une sorte de gros nounours, et surtout un personnage important de la série de BD que j’ai réalisée avec Marc Bati, « Sylfeline »). |
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