L’échange à été fait, et cette jolie bassiste a donc trouvé preneur… 😉

À la demande générale d’au moins trois personnes, je viens répondre ici à une interrogation cruciale, et même présenter une rectification de l’œuvre concernée.
On a pu remarquer, en effet, lorsque j’ai exposé ici le scan de la version « finale » de la Vengeance aux yeux bleus, qu’elle avait en fait les yeux verts…
Voici pourquoi : en faisant le crayonné à l’origine de cette œuvre, comme j’avais (comme souvent) commencé par une ébauche à la mine bleue, que j’avais ensuite précisée au crayon noir, il était resté pas mal de bleu dans les yeux, d’où le nom.
En faisant la version à l’aquarelle, j’ai pensé que ça ferait joli d’ajouter un reflet vert ou turquoise dans la partie claire des iris, mais en fait ça a vraiment changé la couleur de ses yeux, de sorte que le dessin n’est plus très en accord avec son titre.
Comme j’aimais quand même bien l’idée de départ, j’ai donc retouché le dessin pour donner aux yeux de cette bellaminette le bleu profond qui sied à son personnage (et non « celui qui manque à son décor » comme certains pourraient être tentés de le fredonner ;))… 🙂


PS : oui, je sais, ils ont l’air quand même encore un peu turquoise, mais ça c’est à cause de mon scanner, j’ai l’impression qu’il capte mieux le vert que le bleu. Sur l’original ils sont plus bleus que ça. 😉

Version terminée de l’aquarelle déjà présentée en cours de réalisation et adaptée d’un ancien croquis. 🙂
Si vous la vouliez, fallait être plus rapide : quelqu’un s’est déjà porté acquéreur de cet original… 😉

J’avance sur la mise en couleurs du croquis retouché il y a peu… 🙂

Retouches nombreuses mais très subtiles sur un croquis déjà ancien (2013, la Vengeance aux yeux bleus), en vue de lui donner la mise en couleurs que, je crois, il mérite. 🙂
En cliquant ici l’amateur curieux pourra voir les deux dessins côte à côte, histoire de chercher les différences… 😉

Une petite (10,5 X 14,7 cm) aquarelle faite dehors, en profitant du beau temps… 🙂


Voici une bellaminette multimédia, puisque ce dessin incorpore de la musique ! 🙂
Elle est réalisée au crayon et à l’aquarelle, sur un papier 300g au format 14,7 X 19,5 cm.
Le prélude qui donne son nom à cette composition (et dont on voit apparaître les deux premières mesures à l’arrière-plan), c’est celui de la première suite pour violoncelle seul de J.S. Bach (BWV 1007).
Vous pouvez découvrir le making of complet de ce dessin, avec les explications, dans le post précédent…
Il y a un peu plus d’un an, j’avais posté ce petit croquis, fait dans l’inspiration de l’instant, pour remercier un gentil lecteur :

Et puis en retombant dessus il y a peu, je me suis dit que ça pourrait, après quelques retouches, faire une jolie aquarelle… 🙂
Je me suis donc mis au travail, avec l’aide de ma fidèle assistante (et d’une météo assez favorable pour travailler dehors). 🙂

Après la première étape (faire quelques corrections sur le desssin, puis le reporter sur un papier aquarelle, à la table lumineuse), je prépare la réalisation du fond…
Je réfléchissais à un titre original pour cette réalisation…
Trouver une idée vraiment intéressante, c’est fatigant… 😉

…et puis j’ai pensé à en faire une œuvre multimédia : incorporer des notes de musique dans le décor ! 🙂
En l’occurrence, j’ai choisi les deux premières mesures d’un morceau que j’aime particulièrement : le prélude de la première suite pour violoncelle seul de J.S. Bach (BWV 1007), qui, du coup, donne son nom à ce dessin, « Prélude ». 🙂

J’ai utilisé la table lumineuse pour reporter la forme de ce bout de partition (élégamment déformé) à l’aide de Drawing Gum, une substance qui, appliquée au pinceau, permet de réserver le blanc du papier avant l’application d’un fond de couleur…

Une fois la couleur sèche, on enlève le masque à l’aide d’une gomme crêpe, et la forme des notes apparaît en blanc. 🙂

Ah ! Mes assistants sont au complet… Heureusement, parce qu’il y a pas mal de boulot :

Il faut maintenant appliquer les couleurs sur le personnage, ça demande un peu de concentration…
Les zones sombres sont réalisées par glacis (superposition de couches transparentes pour augmenter la densité de la couleur), et les rehauts de lumière se font en passant un peu d’eau avec un pinceau avant de tamponner la couleur de la zone mouillée avec un papier absorbant.
C’est une technique qui occasionne pas mal d' »accidents », mais ce sont autant de traces qui témoignent subtilement du processus de création de l’image. C’est aussi ce qui donne tout son intérêt à un original, parce qu’un scan ne peut jamais vraiment restituer fidèlement la richesse de l’aspect d’une aquarelle…

En tout cas, ça aussi, c’est fatigant… 😉

On n’est pas toujours d’accord sur le choix des teintes, mais c’est moi qui ai le dernier mot !

Petit à petit, ça prend forme…

Le chat sur le dessin a l’air particulièrement heureux… ça doit être un fan de J.S. Bach. 😉

Après les grandes zones de couleur, il me reste à repasser les traits de contour, toujours à l’aquarelle, mais avec des couleurs plus denses, et un pinceau très fin. Faut être minutieux, tout ratage est quasiment irréversible !

Ultime et délicate touche finale : les petites lumières dans les yeux, et des taches de rousseur au crayon de couleur… 🙂
Vous pouvez voir la version finale dans le post suivant !
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