La fin de Showergate

Posté le lundi 27 juillet 2009 à 20 h 54 min dans la catégorie « BD, Croquis, News, Preview, Strips » par Bruno Bellamy.

La fin de Showergate A
La fin de Showergate B
La fin de Showergate C

Diablotine

La fin de Showergate D


75 commentaires pour « La fin de Showergate » :

  1. Gizmo a dit :

    Arf, dure nouvelle 😥
    Mais personnellement, je préfère ton travaille d’illustration « pur ». Je suis donc plus que réjouis à l’annonce d’un nouveau carnet de croquis.
    En tout cas, toutes mes condoléances. Ce doit être des mois de travail qui ne trouveront jamais aboutissement.
    La BD est décidément un métier où il faut avoir la foi pour ne pas tirer le diable par la queue…

  2. FarF' a dit :

    Ouch, c’est vraiment le genre de nouvelles qui ne fait pas plaisir a entendre.

    J’en suis désolé pour toi car je pense que ce projet devait te tenir à cœur . . .

    Ce n’est vraiment pas rassurant pour les futurs auteurs de BD tout ça dont j’espérais faire partit un jour (mais je ne désespère pas).

    Courage et vivement tes prochaines illus & book.

    😉

  3. Matthieu a dit :

    Haa snif,
    j’imagine que la déception est grande…
    En tout cas , le deuxième sketchbook promet beaucoup et je l’achèterai dès sa sortie (une date par hasard?).
    Pour les lyonnais j’ai trouvé LA librairie : faite un tour chez Expérience à Bellecour, Ils ont des sketchbooks Comix Buro (et plein de truc introuvable à lyon) et sont bien sympa.

    J’achète le showergate cette semaine, et la suite (avec plus de bonus que d’histoire donc…) dès que possible!!!

    Courage Bruno, j’espère que le marché de la BD vous laissera un place tôt tard…

  4. Bruno Bellamy a dit :

    La date de sortie du sketchbook #2, c’est le 4 août.

    Le récit condensé du tome 2 est assez complet, j’ai même bon espoir que ça donne envie de lire le tome 1. 😉

    Et oui, en effet, l’arrêt de la série a été une grosse déception pour moi, vous vous en doutez, mais je compte bien rebondir sur d’autres projets. J’y travaille déjà, dans l’espoir évidemment de décrocher rapidement un contrat, et j’espère pouvoir vous en dire plus très bientôt…

  5. Matthieu a dit :

    *unE place tôt ou tard… désolé (c’est la fatigue)

  6. Aurore a dit :

    C’est vraiment dommage un tel gachi. v___v
    Toutes les raisons que tu as énumérées sont vraies, et en plus avec cette impressions que souvent les éditeurs en veulent pas vendre les bd. O_o;;

    J’ai bien hate de voir le nouveau sketchbook, pour sur il sera aussi bien que le précédent. *__*

  7. Bruno Bellamy a dit :

    Bah j’crois pas que l’éditeur ne voulait pas en vendre, ça serait tout de même bizarre, mais c’est sûr que le « marché » obéit à une logique que j’ai du mal à comprendre (et du coup je me demande s’il y en a vraiment une, de logique)…
    Mais encore une fois, je n’ai rien d’autre comme indice que ces fichus chiffres, et il faut donc bien que je fasse avec. Si ça marche pas, faut faire autre chose, voilà tout.
    Peut-être qu’à un autre moment, peut-être qu’avec de la promo, peut-être qu’avec de la chance, ça aurait marché. On le saura jamais…

  8. Eric a dit :

    arf…
    si les rayons des librairies sont trop plein, il faut peut etre revoir la methode de vente, et ameliorer la vente via internet peut etre? Quand je regarde certain sites de vente en ligne, je suis decus de ne pas pouvoir voir quelques planches de BD avant d’acheter en ligne… m’obligeant a me taper pratiquement 100 km pour aller la voir dans la bonne librairie du coin, si il l’a bien sur comme tu le dis.
    Bonne chance pour la suite, je reste a l’ecoute ici.

  9. Bertrand a dit :

    Comme tout le monde, je suis hyper déçu et en colère contre les gens qui ne veulent pas prendre de risques. On pouvait imaginer qu’un tome 2 fait acheter un tome 1 non lu ?!

    Bon : sincères condoléances pour cette série à laquelle je me suis vraiment attaché. Mais merci pour l’idée du crayonné dans le sketchbook. je voulais l’acheter de toutes façons, alors c’est une raison de plus !!! Je ne sais plus si on peut l’acheter par correspondance ?

    ce genre « d’échec » porte souvent du fruit, je suis sûr que tu vas trouver les fruits qui t’attendent (association scénariste, co-auteurage…) En tout cas, le doute sur ton talent n’a pas sa place ! (j’ai demandé aux angelottes et elles confirment !)

    Et je te souhaite un bel été Normand : les nuages empêchent parfois de voir le soleil qui, cependant, est toujours bien là !

  10. Aurore a dit :

    bhen quand je vois mon éditeur qui n’amene pas mes albums à JapanExpo, je me dis que vraiment, il ne veut pas en vendre ! ^_^;

  11. Xav a dit :

    C’est quand même dingue que Delcourt puisse arrêter un diptyque comme ça, sachant que c’est une grosse boite et qu’effectivement la sortie du 2 incite l’achat du 1 ! Je comprendrai à la limite pour une série de 4 annoncée voire une trilogie mais là…Dingue ! La crise frappe-t-elle si dure même chez Delcourt ?

  12. Bruno Bellamy a dit :

    @Aurore : ah heu oui, en effet, c’est pas encourageant… 😉

    @Xav : en l’occurence ça n’est pas une décision autoritaire de Delcourt, mais le résultat d’un commun accord. La mise en place du 2 aurait été tellement misérable (calculé d’après les résultats du 1) que ça n’aurait fait qu’achever le massacre. Un 2 fait vendre du 1 quand la mise en place le permet, c’est à dire dans un marché qui n’est pas complètement saturé. Je ne suis pas expert en marketing, mais j’ai bien compris que j’allais droit dans le mur. J’en ai discuté très courtoisement avec Guy Delcourt et on est parvenu à une solution raisonnable. Il ne faut pas négliger le fait qu’au bout du compte il a donné son accord (sans ça, ça n’était évidemment pas possible, la série est toujours sous contrat chez eux) pour qu’on utilise le matériel existant de Showergate 2 dans un sketchbook édité ailleurs. Et ça, c’est à l’avantage des lecteurs, sans ça ils n’auraient même pas pu lire la fin…
    C’était le but de cette petite présentation en BD : expliquer que même si l’arrêt de la série est regrettable, Showergate s’en sort plutôt pas mal grâce au sketchbook, avec donc une publication de la conclusion du récit. Comparé à pas mal de séries qui s’arrêtent bel et bien sans qu’on puisse connaître la fin de l’histoire, c’est pas si mal. 😉

  13. AP a dit :

    Lors du dernier festival d’Angoulême, où vous avez réalisé en un éclair une superbe bellaminette dans mon sketchbook, je vous avais posé la question et, déjà, vous m’aviez répondu que sentiez l’affaire bien mal engagée. Peut-être par superstition, je n’ai pas cafté ici bas vos sombres perspectives en espérant un deus ex machina. Même si mon tome 1 ne verra jamais son complément, je suis content qu’au moins un « plan B » nous permette de voir la suite.

    PS: Cette démone ferait se damner un saint ! 🙂

  14. SKinR a dit :

    😐 😕 😥

    Je comprend rien à l’édition et au marketing …

  15. Pascal a dit :

    C’est vraiment terrible d’appprendre que le tome 2 ne paraîtra pas. Merci toutefois d’avoir trouvé cette solution avec comix buro à travers le skechbook 2. Je fais effectivement parti de ces lecteurs qui après avoir craqué sur des tomes 1 résté sans suite n’achette plus ces nouvelles BD avant d’être sûr de voir une suite. Quoi que je craque encore sur un coup de coeur mais beaucoup moins souvent. En contemplant mes deux anges de chaque côté de mon écran j’espère qu’elles ont du succès et qu’Attakus se lancera dans la réalisation de deux démones. En tout cas merci d’avoir essayé et de nous avoir tenu au courant pour ce tome 2. J’espère que les éditeurs réflechissent à des solutions car après avoir édité depuis quelques années tant de BD sans suite pour surfer sur le succès de ce produit ils risquent tout simplement de le tuer (en tout cas pour les séries) c’est bizarre ça me rappel les séries tv à hollywood qui s’arrêtaient faute d’audience sans une ébauche de fin. Faudra-t-i dès le premier tome d’une nouvelle série envisager une fin rapide pour ne pas léser le client consommateur bdphile.
    J’espère pouvoir continuer à voir des strips et autres Bellaminettes sur vos sites monsieur Bellamy. un fidèle depuis 1999

  16. Ffred a dit :

    Que dire, que dire !!! Ma joie d’un sketchbook 2 est quelque peu gâchée par cette nouvelle 👿 . Pour une fois que j’avais la chance de pouvoir suivre une série depuis le début (bon d’accord, j’ai un peu attrapé le train en cours de marche), plutôt que d’acheter une série à partir du septième tome, et d’avoir en plus la chance d’apprécier le talent de son auteur grâce au premier sketchbook et au présent blog, mon dépit n’est que plus grand.
    Je suis déçu pour les trois-quatre mille personnes qui ont tout de même acheté le premier tome (merci Delcourt), mais je suis encore plus déçu pour le travail que tu as effectué et qui est en quelque sorte gâché par cette décision même si la solution trouvé grâce au deuxième sketchbook(merci Delcourt et surtout comix) est quand même une belle consolation. Peut-être aurait-il fallu moins de temps entre la parution des deux tomes, on ne saura jamais, tant pis!! J’espère que tu seras toujours aussi actif sur le blog. Merci Bruno ( mon sketchbook sera commandé dès le 4 août). Puis sincèrement, je m’en doutai depuis longtemps.

  17. Tousoxeu a dit :

    Ne serait-il pas pensable un système équivalent à ce qui commence à exister pour la musique ?
    MyComicCompany où les internautes appuient des projets auxquels ils adhèrent et qui soient lancés en production dès lors que l’album est rentabilisé ?

    En tout cas, je suis vraiment déçu pour toi Bruno, le marketing n’est pas à la hauteur de ton talent, tu mérites beaucoup mieux que ça !

  18. SkinR a dit :

    Bruno, si tu veux ouvrir une souscription pour un tirage limité de la fin de showergate, je t’envoi mes sous tout de suite !! :mrgreen:

    — oui c’est une drole d’aventure que l’auto édition et je t’en voudrais pas de pas y aller, mais on peut rever quand même 🙄 —

  19. Bruno Bellamy a dit :

    Le problème avec l’auto-édition c’est aussi la quantité de boulot pour produire le contenu : les pages de Showergate ne sont pas des pages de blog BD, il y a un gros boulot sur les décors, les persos, le trait, et je parle même pas de la couleur, qui est assez poussée, et représente je ne sais plus combien d’heures de taf par case ! Je ne prétends pas fournir un travail de qualité supérieure, c’est pas à moi d’en juger, évidemment, mais je peux affirmer que ça demande beaucoup de temps, là je suis bien placé pour le savoir. Or pendant ce temps là, je vis, ce qui consomme de l’argent (logement, bouffe, EDF, téléphone + ADSL, sécu, charges, je ne vous apprends rien).
    Sans une maison d’édition avec la trésorerie pour verser des avances sur droits, pour ce type de production, ça le fait pas. Et même comme ça, si on ne peut espérer autre chose que les avances sur droits (cas de plus en plus fréquent hélas, encore une fois à cause du marché saturé qui entraîne une « dilution » des ventes), on ne vit pas décemment de la BD, compte tenu du niveau de qualification et de la quantité de travail.
    Si, en revanche, on fait un blog BD « pour le fun » en marge d’un boulot où les rentrées d’argent sont relativement sûres et régulières, c’est vivable. Mais la qualité de la réalisation sera proportionnée. Une BD comme Showergate c’est un boulot à temps plein, et clairement, ça n’est pas compatible (pour l’instant) avec un système d’auto-édition, à plus forte raison pour un tirage limité. À cette échelle, ça n’est même plus un « risque » : le déficit est garanti.
    La conclusion logique, c’est que si Showergate partait dans le mur, il fallait que je trouve un autre boulot, sans ça j’étais à la rue, vu que je continuais à dépenser pour vivre (et croyez-moi, en tant qu’auteur BD et illustrateur dans la presse micro indépendante, j’ai appris à vivre en dépensant très peu !).
    Parce que je le rappelle, il n’y a PAS de régime de protection contre le chômage pour les auteurs. Quand on a un contrat, on gagne *peut-être* de l’argent. Quand on n’a pas de contrat, on est sûr de ne pas avoir d’argent.
    Donc voilà, je bosse sur d’autres projets, pour assurer (peut-être) mon avenir, et vous fournir un peu de lecture… 😉
    Dans un tel contexte, encore une fois, la solution trouvée pour diffuser la fin de Showergate grâce à Comix Buro, sans être idéale (oui, je suis bien d’accord, un vrai album en couleurs ça aurait été plus chouette), est quasi miraculeuse…
    Donc merci Comix Buro, et merci à ceux qui voudront bien l’acheter. Ils ne le regretteront pas, de l’avis de beaucoup de ceux qui l’ont vu, ce nouveau sketchbook est au moins aussi bien que le précédent. 🙂

    PS (désolé pour ce post super long…) : de toute façon, une souscription n’aurait rien changé au fait que la série reste sous contrat chez Delcourt. Je n’aurais pas pu m’improviser auto-éditeur sans récupérer d’abord les droits sur Showergate. Rien que de négocier pour ça, j’aurai perdu du temps dont j’ai besoin pour gagner ma croûte, et le résultat aurait été plus qu’incertain ! Donc c’est pas juste une histoire de sous, y’a aussi l’aspect légal, etc. Mine de rien, c’est un métier assez compliqué…

  20. Aurelien a dit :

    Salut,

    Je suis triste aussi que le tome deux ne sorte pas !

    C’est vrai que le marchais est complètement noyé dans un nombre monstre de BD de jeune auteur qui font 1 ou 2 tomes sans que la qualité soit vraiment au rendez-vous.
    Qu’on ne se méprenne pas : je ne suis pas contre les jeunes auteurs/dessinateurs, mais les maisons d’édition devrait faire un peu le tris dans tout ce qu’ils sortent plutôt que de sortir un tas de BD et de ne garder que celle qui marche.

    Ce système est vraiment dommage.
    C’est « ça passe ou ça casse ».
    En fait, le talent des auteurs/dessinateurs n’as pas d’importance, seul compte la pub faite sur le produit.

  21. Bruno Bellamy a dit :

    @Aurélien : tu es même un peu optimiste… En réalité, pour les séries qui doivent « faire leurs preuves », il n’y a PAS de pub pour le produit. La promotion coûte des sous, et ces sous ne sont investis que pour les séries qui, par chance (et certainement aussi du fait de leurs qualités propres, bien entendu), marchent déjà.
    C’est dommageable autant pour les auteurs que pour les lecteurs, mais je présume que les éditeurs, eux, s’y retrouvent grâce au chiffre global réalisé, sans ça, ça ferait longtemps qu’ils auraient adopté une autre politique. Mais comme évoqué précédemment, je ne peux pas émettre d’avis fiable sur cette question, je ne sais pas réellement comment ça fonctionne.

  22. SkinR a dit :

    Merci pour ta réponse Bruno. je la prévoyais quand même …

    Une solution reste possible, tous tes fans achetent un ticket de loto qu’ils t’envoient …

    Si tu gagne les Millions d’euros tu nous edites la fin … t’es d’accord ??? 😉

    Bon, je m’en vais patienter pour commander ce second sketch book :mrgreen:

    Et encore merci pour tous ces petits moments de bonheur graphique que tu nous distribues !

  23. Bruno Bellamy a dit :

    AHAHAH ! 😀 SkinR, ta « solution » est vraiment cool… 🙂
    Mais je préfère que mes fans achètent mes livres. Je sais bien que c’est plus cher, mais y’a quand même plus d’images, et au moins comme ça, ça fera des sous à de bons éditeurs, et il y en a une bonne partie qui me reviendra, pour payer mon logement et ma bouffe.
    Parce que franchement, le Loto, j’y crois moyen, c’est plus une forme déguisée d’impôt. 😉

    Eh, qui sait ? Si ça se trouve le Sketchbook #2 va cartonner, plein de gens qui ignoraient l’existence de Showergate, et en lisant la fin de l’histoire, ils vont vouloir le début ? Ou peut-être que mes projets à venir vont bien marcher, et que ça relancera l’intérêt du lectorat pour mes autres boulots, ce qui provoquera peut-être une opportunité pour relancer Showergate… De toute façon, le scénario est écrit. Si un jour on devait relancer cette histoire, je suis prêt ! 🙂

  24. Aurelien a dit :

    @Bruno : je ne pensai pas à de la « vrai » pub de la part des éditeurs, mais plutôt à une mise en avant de certaines BD et pas d’autres.

    Petite question : est-ce que l’ancien système pour faire connaitre de nouveaux auteurs par le biais de magazine (je pense à Spirou et d’autres dans lesquels ont commencé beaucoup d’anciens auteurs Franco-belges), où les gens présentaient en quelques cases un personnage et un univers, ne pourrait-il pas revenir ?

  25. Flore a dit :

    Comme beaucoup, je suis vraiment attristée de cette nouvelle. Mais je voulais te remercier de la considération que tu as pour tes lecteurs en nous permettant d’avoir la fin d l’histoire et même quelques dessins pour se consoler.
    C’est pas pareil qu’un tome 2, mais c’est mieux que rien.
    Je vais missionner mon copain acheter le sketchbook #2 (chez Expériences, naturellement, comme beaucoup de bédéphiles lyonnais…)

    Courage Bruno, tu vas voir, ça va marcher du tonnerre ce sketchbook !

  26. Laslo a dit :

    Comme tout le monde je suis déçu par la fin de la série même si j’y suis pour quelque chose. En effet, je fais parti des gens qui ont tendance à acheter les séries une fois terminées (ou alors bien engagées). Ce n’est pas que je sois «radin» mais je me suis fais déjà échauder plusieurs fois.

    Par exemple il y a eu monsieur P. qui a fait une série en 3 volumes. Le premier était vraiment très bien, le deuxième disons assez moyen quant au troisième je ne préfère pas en parler sinon je pourrais être vulgaire.

    Il y a aussi eu monsieur D. Là, le premier cycle de ses BDs était pas mal du tout. Pour le deuxième cycle… je me suis arrêté au tome 2 (et encore j’ai été sympa de l’acheter).

    La palme appartient à monsieur V. J’ai acheté le tome 1 (qui est vraiment très bon) il y a une quinzaine d’années et j’attend toujours le tome 2.. Lui il doit pas avoir beaucoup de facture a payer.

    Pour couronner le tout j’habite dans une petite ville de province alors pour avoir un bon bouquiniste, je peux me brosser. Je dois me contenter de la FNAC (personne n’est parfait). Et là, retrouver une BD qui est sortie il y a quelques semaines tient du parcourt du combattant. Il est vrai que je pourrais les commander sur internet mais j’aime bien «voir» ce que j’achète…

    Ayant tendance à penser que l’on achète ce que l’on aime, ne serait il pas possible d’augmenter les prix des BD de quelques euros ( 2 ou 3 par exemple ) pour les rendre plus rentable et ainsi mieux assurer leurs survies ?

  27. Ffred a dit :

    Petite question : Un auteur a t’il le droit de vendre ses propres BD sur son site ou faut-il passer obligatoirement par des libraires( réelles ou en ligne)?

  28. Ffred a dit :

    euh sorry, réels les libraires

  29. Bruno Bellamy a dit :

    @Flore : merci beaucoup. 🙂

    @Ffred : je ne suis pas libraire, je ne peux pas vendre mes exemplaires d’auteur (d’ailleurs j’en ai presque pas, s’agissant en tout cas de Showergate).
    Le mieux est de passer par un libraire, et si possible de privilégier les « vrais », les petits libraires spécialisés qui font un vrai travail de service, d’accueil, de conseil, et qui aiment leur boulot et leurs clients. 😉

  30. Bertrand a dit :

    et aurais-tu le droit de vendre une version virtuelle ? je pense aux oeuvres graphiques des peintres qui se vendent sur le net.
    j’imagine qu’avec quelques planches judicieusement choisies pour alimenter le désir de connaître la suite, avec un site un peu solide et une autorisation de vendre par correspondance (mais il existe déjà de tels sites) on pourrait donner une nouvelle chance à ce super projet ?
    Bon, d’accord, il faudrait que tu te remettes à bosser sur la fin (encrage, couleur, décors…)et ça prend peut-être tellementq de tempsue le rapport coüt sur gain n’est peut-être pas assuré mais bon…
    j’imagine que nous serions nombreux à acheter en ligne. (non, on ne relance pas le topic sur HADOPI ! )
    ou bien est-ce une totalement fausse bonne idée ?

  31. Bruno Bellamy a dit :

    @Bertrand : en virtuel, en papier, ou en pâte d’amande, c’est pareil : c’est une exploitation commerciale de copies de l’oeuvre, c’est justement ça qui fait l’objet du contrat avec l’éditeur ! Surtout, on en revient toujours au même truc : je suis auteur, pas éditeur ou libraire. Pour vendre de tels produits, même « virtuels », il faut être une société. Ca parait fastoche à faire en php, mais derrière y’a tout l’aspect légal, fiscal, etc. En gros, ça veut dire changer de métier. Donc désolé, mais non. 😉

  32. David a dit :

    C’est vraiment une triste nouvelle pour ceux qui suivent la série mais aussi bien entendu pour toi.
    Il est vrai que le choix en BD traditionnelle est énorme, et si on ajoute à ça les manga qui explosent ou les comics, ça vous fait une concurrence terrible.

    Il ne faut pas oublier les prix aussi, qui font des bandes dessinées des produits un peu de luxe. Une grosse part de ma collection date d’un temps ou je pouvais m’en procurer à moitié prix, et là, il est vrai que je me lâchais bien comme il faut (à coup de 10 BD par achat). Maintenant, j’en achète une ou deux de temps à autre (en plus il faut de la place pour les ranger…, halala, misère du logements parisiens).

    Je suis fan (et gros consommateur) de dessin et de sketchbooks/caractere design plus particulièrement et j’ai beaucoup aimé ton premier. Mais c’est pareil, l’édition ComixBuro est à 15€ (probablement à cause des tirages limités), ce qui freine mes pulsions de collectionnite aiguë. Je suis d’autant plus frustré que je ne suis pas forcément très attaché au format physique papier glacé de l’édition traditionnelle qui doit être pour une grosse part dans le prix du livre mais plus au contenu artistique. Je suis cependant impatient que ton second sketchbook sorte et te promet de me jeter dessus à sa sortie!

    ps : Je suis pas pro, mais il me semble que créer une société individuelle ne soit plus aussi compliqué que cela maintenant.

  33. Ffred a dit :

    Peut-être que s’attaquer à tous les aspects de la BD tels que tu as essayé de faire sur Showergate est surement une tache trop énorme et je pense que la déception entre le temps passé sur le premier tome et ce que ça a pu te rapporter doit être pour beaucoup dans le choix d’interrompre la série. Est-tu sûr qu’il n’existe aucun moyen pour diminuer tes coûts et ton temps de construction de l’album : utilisation de stagiaires, utilisation de compétences externes ou tout autre idée proposée par tous nos amis bellablogueurs. Mais tu vois, quand je vois les réactions qu’amène la fin de la série , je me dis qu’on rate quelque chose et j’espère que le deuxième skechbook sera un vrai succès (il va falloir que tu deviennes un roi de la communication de salon 😉 ) Bruno Bellamy :LE dessinateur des jolies filles

  34. DB a dit :

    A mon humble avis, ce n’est peut être pas le travail de l’artiste que de calculer le « rendement » (très vilain mot quand on parle d’art) de ses créations : calculer les coûts etc. Pas sûr non plus que notre Bruno Bellamy en ait le temps ^^ J’avoue mon manque de connaissance sur le sujet mais est-ce que chercher à les réduire ne risquerait pas d’apauvrir la qualité de l’oeuvre ? 😕

  35. Bruno Bellamy a dit :

    Je ne pense pas, en effet, que l’auteur puisse à la fois faire correctement son boulot (sa tâche avec un accent circonflexe, Ffred ;)) ET se préoccuper de tous les aspects techniques et commerciaux, tels que le rendement, la diffusion, la promotion, etc. Il s’agit bel et bien de plusieurs métiers. Voilà pourquoi se constituer en société pour assurer soi-même tout le boulot sans passer par des intermédiaires n’est pas seulement une question de difficulté ou de coût, mais aussi un simple et mathématique problème de disponibilité. Beaucoup de gens voient dans l’auto-édition la solution miracle aux problèmes combinés de mévente, de piratage, et j’en passe. Mais cette solution est pire que le mal (ou les maux, en l’occurence) : à moins, encore une fois, d’avoir un style tellement « efficace » qu’on peut pondre une ou plusieurs pages par jour (vous aurez compris, je pense, que ça n’est pas mon cas), il est tout bonnement impossible de se substituer à la multitude de métiers requis pour assurer la diffusion commerciale d’une BD.
    Et pour le prix des bouquins, David, je pense que tu auras compris : on peut baisser le coût à l’exemplaire en en imprimant beaucoup plus, mais si on n’arrive pas à les vendre, on peut y laisser sa chemise, littéralement. Les sketchbooks sont un peu « luxe », j’en conviens (et c’est pas moi qui fais les prix, tu t’en doutes), mais pour les faire moins cher il faudrait en faire beaucoup plus, et garder de gros stocks d’invendus ça peut ruiner un éditeur. J’aime beaucoup Comix Buro, les gens sont compétents, passionnés, et super sympas, et je tiens expressément à ce qu’ils ne coulent pas, parce que j’espère bien continuer à travailler encore longtemps avec eux ! 😉
    Quant à la diffusion en virtuel, je pense qu’elle ne serait pas du tout adaptée à ce type d’ouvrage. Les amateurs de belles choses sont encore attachés au livre papier (je fais partie de cette population là), et surtout, le marché numérique du livre n’est encore qu’accessoire. Il peut réaliser un complément intéressant pour quelques grosses boîtes, mais je me suis laissé dire que, pour les auteurs, ça n’a rien de très folichon. Le procédé permet d’augmenter la marge bénéficiaire de l’éditeur (pas de frais fixes en fabrication et en diffusion), mais la part de l’auteur reste au même pourcentage, ce qui est ridicule dans ce cas, surtout si le prix de vente est plus bas, et ça peut même virer au grand n’importe quoi si ce type d’exploitation entre dans les cas d’exception au principe de la rémunération proportionnelle aux ventes. Je ne vais pas rentrer dans le détail juridico-technique, mais il se trouve que dans le cadre des audiences auprès de la commission Patino élaborant un rapport pour le gouvernement sur la question, justement, de l’avenir numérique du livre, c’est moi qui suis allé au front (le ministère de la culture) pour défendre l’intérêt des auteurs (et des lecteurs, puisque j’ai défendu bec et ongles la nécessité de l’interopérabilité, du respect de la compatibilité avec les logiciels libres, etc) sur ces aspects techniques et légaux. Donc bon, j’ai un peu potassé la question… 😉
    On en revient toujours au même souci : le fric n’est pas la motivation principale de l’artiste, sans ça, en effet, il serait plutôt éditeur. 😉 Mais il faut que sa production rapporte au moins, une fois de temps en temps, de quoi lui garantir un toit et de quoi survivre, sans ça il n’est plus en mesure de produire (s’il pleut sur la table à dessin, ça va se voir sur les dessins, et si en plus l’auteur n’a pas bouffé depuis deux semaines, la qualité va également s’en ressentir !). J’ai l’air de caricaturer, mais il faut bien piger qu’il n’existe pas de régime de chômage pour les auteurs. Plein de gens s’imaginent que toutes les catégories de professions intervenant dans la « culture » bénéficient, à ce titre, comme les intermittents du spectacle, d’un régime exceptionnel de protection contre le chômage, mais c’est une fiction. Moi, je fais partie de ceux qui, quand ils ont un contrat, peuvent PEUT-ÊTRE gagner des sous, et, quand ils n’ont pas de contrat, sont absolument sûrs de ne rien gagner. Et je ne parle même pas de congés payés, qui sont tout autant de la science-fiction en ce qui me concerne. Même si je ne suis pas favorable à cette horreur d’HADOPI, quand je vois des forumeurs traiter les auteurs de rentiers et de profiteurs, j’avoue que ça me fiche un peu les nerfs. Je voudrais bien voir ces rigolos mener ma vie pendant quelques semaines, je crois que ça les calmerait un peu… 😉
    Donc je me plains pas, je trouve que j’ai une chance formidable de faire ce métier, mais y’a pas de mystère : pour que j’en vive il faut que les bouquins se vendent. Donc il faut que je bosse sur des bouquins qui ont de meilleures chances de plaire à plus de gens. CQFD.

  36. David a dit :

    Oui, je comprends tout a fait le principe du cout rapporté au nombre d’exemplaire : il domine dans la plupart des secteurs. Ceci dit, ce principe ne transparait que rarement dans le domaine de l’édition étant donné que le prix des marchandise semble fixe. J’imagine que les éditeurs ont trouvé LE prix moyen (par exemple 12€90 pour une BD) leur permettant de rester rentable tout en prenant certains risques avec les nouveautés.

    Je suis aussi attaché à la lecture sur papier pour les BD ou livres (moins pour les sketchbook), mais je pense qu’il faut s’habituer à sa disparition. La diffusion numérique supprime le problème que tu cites relatif aux risques d’une grande diffusion et des invendus. Le numérique simplifie la diffusion et supprime les transports de marchandises. Je ne dis pas que c’est la panacée car il présente bien sûr de nombreux défauts (disparition de milliers d’emplois, perte du conseil du petit magasin de quartier, encore plus de concurrence et de produits différents, …) mais ces défauts ne pèseront pas lourds dans la balance économique et l’apparition de moyens de visualisation efficaces (e-book en couleur) fera certainement voler toutes les hésitations actuelles à ce sujet.
    Pour finir, ça me révolterait que l’industrie numérique ne fasse pas vivre ses auteurs et créateurs, mais c’est habituel dans beaucoup d’industries : les débuts de chaines sont souvent les moins bien loties…

  37. David a dit :

    ps hors sujet (je n’ose pas t’ennuyer avec ça sur ta boite mail)

    Pour les dédicaces, ton site indique :
    « Salon Paris Manga les 12 & 13 septembre 2009.
    Plus d’infos sur le site de ComicVerse. »

    Alors que le site ComicVerse indique :
    « BRUNO BELLAMY
    Scénariste – Dessinateur
    Présence confirmée les samedi 08 et le dimanche 09 »

  38. Bruno Bellamy a dit :

    @David : Le prix « moyen » ne l’est que pour les albums de BD, qui sont tirés au minimum entre 5000 et 8000 ex. Les sketchbooks entrent dans une autre catégorie, dont le public est passionné mais guère nombreux (les tirages sont de 1000 ex.). Pour rester rentables, ils doivent apparemment être dans la fourchette des 15€. Mais je ne peux pas non plus argumenter en lieu et place de Comix Buro, puisque comme précédemment évoqué, je n’ai pas la capacité d’exercer tous les métier. 😉
    Il faut les questionner eux, sur ce sujet.

    Le « passage » au numérique, réputé inéluctable, ne l’est peut-être pas. Beaucoup de gens avaient prédit la mort du livre en papier il y a bien longtemps de ça, et il ne s’est jamais mieux porté. L’avenir est chaotique, complexe, imprévisible, aussi changeant que la forme des nuages. Dire ce qui, selon nous, va se passer, c’est surtout chercher à se rassurer, plutôt que véritablement prévoir, alors qu’à défaut de savoir ce qui va se produire qu’on le veuille ou non, on peut au moins être sûr de ce qu’on souhaite faire.

    Donc moi, en tout cas, je dirais plutôt « on n’en sait rien, et d’ici là, je vais continuer à m’efforcer de raconter, dans la mesure de mes moyens, des histoires intéressantes avec de jolis dessins. Après, on verra bien sur quel support ça sera diffusé, mais oui, j’espère pouvoir en vivre, tout simplement pour pouvoir continuer à en faire ». 😉

    Paris Manga : le site de ComicVerse n’est pas à jour, c’est l’agenda de l’année dernière que tu as vu. Dans le doute, un coup de Google à propos de « Paris Manga » t’aurait confirmé, en t’emmenant sur http://www.parismanga.fr/, que oui, c’est bien les 12 et 13 septembre qu’a lieu cette manifestation. Peut-être aurons-nous le plaisir de nous y rencontrer ? 🙂

  39. David a dit :

    Oups, oui, désolé, manque de recherche pour Paris Manga. C’est effectivement à ComicVerse que j’aurais du m’adresser car leur « menu » Paris Manga septembre 2009 pointe sur une fausse information.

    Je ne conteste absolument pas les prix des BD ou sketchbook. Je travaille dans le secteur industriel et sais que le prix de vente est un savant mélange entre prix de production, rentabilité, moyens financiers de la cible de vente, …etc.

    Pour moi, c’est un peu de la sélection naturelle : le livre est pour le moment le moyen de diffusion le plus adapté, au même titre que les CD dans les années 90. Donc il survit.

    Bon, je m’excuse auprès de toi et de tous les lecteurs du blog pour mes messages n’ayant pas trop à voir avec le message principal de ton post.

    Merci pour tes magnifiques dessins et vivement la sortie prochaine de ton sketchbook n°2 (et des suivants)

  40. Bruno Bellamy a dit :

    @David : ne t’excuse pas !
    Je te remercie, au contraire, pour tes inverventions. Pas de souci. 😉

  41. Bertrand a dit :

    Finalement, les bellaminettes en pâtes d’amande… c’était peut-être un concept !

  42. David a dit :

    Ha oui, la petite diablotine en pâte d’amande, miam !
    Je sais pas par où je commencerais… en fait, je crois que je préfèrerais ne pas y toucher pour pouvoir continuer à la dévorer des yeux.

  43. Ffred a dit :

    un showergate acheté, une pâte d’amande offerte ^^^^^^^^^^^^^^

  44. Leelaa a dit :

    bonsoir
    premier msg sur ce blog que je visite pourtant réguliérement, juste pour dire :  » quelle tristesse!!!!! »
    le premier était tellement génial!
    point positif : cela m’incitera surement a acheter mon premier sketchbook!!
    et d’après les coms, il serait temps!!

  45. François a dit :

    Bonne idée Ffred comme ça les gourmands devront racheter des albums supplémentaires pour assouvir leur faim de pâte d’amande… et zou les ventes de Showergate montent en flèche 😉

  46. Bruno Bellamy a dit :

    @Ffred & François : ouais, j’vous vois venir, avec vos idées de « gadget » offert à l’achat d’un album… Après, pour mieux cibler en fonction de l’album, ça sera un cadeau du genre une douche avec Ludivine offerte à chaque lecteur. 😉
    Remarque, avec le temps qu’on a maintenant, ça serait rafraîchissant… 🙂

  47. Pascal a dit :

    La douche en compagnie de Ludivine je veux bien mais on range les prises electriques et on évite les arcs ou pourquoi pas juste un coup de foudre 😀

  48. Aurélien a dit :

    Juste une énième idée (à la con….) : pourquoi ne pas finir le tome deux et le distribuer gratuitement en PDF sur ton site……..OK je sors 😳 .

  49. David a dit :

    Aurélien : Vivre d’amour et d’eau fraiche…

    Plutôt une BD open source : tout le monde peut participer, faire le scénario, les dessins, les couleurs… et on obtient un truc génial !
    Nan, je blague, on obtiendrait probablement un résultat entre immonde et dégueux…

  50. Bruno Bellamy a dit :

    @Aurélien : je confirme, c’est une idée à la con. 😉
    Non, franchement, le Libre c’est génial, et je reste un fervent partisan de cette cause. Mais autant je trouve raisonnable qu’un informaticien salarié, qui a développé sur son temps libre (ça veut dire qu’avec le restant de son activité il subvient à ses besoins) un outil dont il avait besoin, en partage le code source avec la communauté des utilisateurs, qui peuvent aussi le trouver utile, autant un auteur qui a bossé des mois sur une oeuvre qui finalement ne se vendra pas sous la forme prévue (et supposée lui apporter une juste rémunération dans l’avenir) peut décemment chercher un moyen pour exploiter (un peu) cette oeuvre. Et encore une fois, ici, le souci est surtout de limiter les dégâts pour les lecteurs, c’est à dire leur livrer la fin de l’histoire sous une forme (le livre papier) qui est aussi proche que possible de celle qu’ils attendaient pour cette suite et fin.
    Et puis mince, de quoi je vivrais le temps de réaliser toutes les pages de la fin de l’album ? Ça n’a p’t’être pas l’air, comme ça, mais c’est un GROS boulot. 😉

    @David : une BD collaborative, surtout avec les moyens offerts par le Réseau des réseaux, n’est pas du tout une mauvaise idée. Je suis même convaincu que de tels projets sont déjà en cours d’élaboration ici ou là, vu la mode actuelle des blogs BD. Mais il faudrait s’entendre sur une unité de style, etc. Ça viendra, j’en suis sûr. Mais bon, moi j’ai plutôt envie de faire des trucs en petit comité, c’est plus gérable, je trouve. 😉

  51. David a dit :

    Ha oui, mon idée était que vraiment tout le monde puisse participer. Et là j’imaginais ma grand mère essayant de faire une planche de dessin. D’où le résultat pas génial génial.

    Forcement, si ce sont des vrais dessinateurs/trices qui s’y mettent, ça pourrait faire quelque chose de bien. Mais c’est tellement moins fun 🙂

    ps (hors sujet) : étant moi même informaticien salarié, je me suis toujours demandé quel était le profil du développeur open source. Car moi, le soir, j’ai vraiment pas le courage de m’y remettre chez moi (à ma grande honte). Et j’en connais aucun qui le fasse.

  52. Bruno Bellamy a dit :

    En tout cas, vu que tout le scénario de Showergate était déjà écrit (et réécrit, même, puisqu’à un moment j’ai refait toute l’histoire pour que le projet en trois tomes tienne en deux… encore plein de taf pour rien !), le système genre « cadavre exquis » n’aurait pas trop bien collé à ce récit là. Pis de toute façon, confier à une communauté la fin d’un récit que j’ai commencé avec mon idée perso ça pose un sérieux problème de droit moral, caractéristique propre aux oeuvres d’art, qui en revanche ne pose aucun problème dans le domaine du logiciel, et fait partie des raisons pour lesquelles j’ai toujours de sérieux doute sur la transposition à l’art du principe du logiciel libre.

    Quant au profil de l’auteur de logiciels libres, faut avouer que ça reste un peu mystérieux, mais oui, j’en connais, et c’est pas forcément des « no-life ». 😉 Pour moi, avant tout, ce sont des gens qui ont bricolé des outils dont ils ressentaient le besoin, et qui ont très légitimement estimé qu’ils pouvaient servir à d’autres sans avoir besoin à chaque fois de répéter tout le processus de programmation. Ça se tient. Reste que oui, faut avoir le temps, et surtout l’envie de se remettre à faire du développement chez soi, quand on en a déjà fait toute la journée au boulot. Des passionnés, donc… Mais quelque part, les blogs BD sont un peu ça aussi : pour une part, ça vient d’auteurs qui ont des pages à faire « pour le boulot », et prennent aussi un peu sur leur temps libre pour pondre de la BD pour le fun, sans en attendre rémunération. Ces oeuvres ne sont pas « libres de droit » pour autant, mais de fait elles sont en libre accès, ce qui est tout de même une forme de liberté remarquable, enfin je trouve…

  53. gemp a dit :

    Il n’y a pas de profil type de développeur open source.

    Certains font effectivement ça pendant leur temps libre.

    Beaucoup cependant sont employés par une boîte qui leur permet et les encourage même à le faire, sachant que ladite boîte va être la première à en bénéficier, ainsi que, si le produit se répand, d’une plate-forme de tests importante, voire de quelques améliorations extérieures. D’autres en ont fait leur métier et se rémunèrent sur des projets spécifiques qui leur sont commandés sur la base ou dans le domaine du logiciel open source.

    Ne pas oublier les étudiants qui, à côté ou dans le cadre de leur cursus, fabriquent un petit truc qui prend ensuite de l’ampleur. Et certains autres disposent d’une fortune personnelle.

    Peu de projets open source sont le fruit du travail d’une seule personne, et même leur coordination dépend généralement d’une équipe, soit dans le cadre d’une structure (entreprise ou organisation) parfois créée pour la circonstance, soit par un groupe parsemé aux quatre coins du globe.

    Pour en revenir à ceux qui font ça pendant leur temps libre, ils ne proposent parfois que quelques lignes de code, mais qui permettent à l’ensemble de progresser. Chaque petite pierre compte.

  54. Aurélien a dit :

    De toutes façons, il n’y a pas de solution.

    Le seul moyen reste celui de négocier le rachat des droits sur la BD, puis de les revendre à une autre maison d’édition qui acceptera de sortir les autres tome. Mais ça, c’est quasiment impossible, à moins d’en avoir les moyens.

    @Bruno : s’il te plait , ne fait pas un condensé des autres tomes. Tous les auteurs qui le font sortent un travail bâclé, sans qualité. Je ne préfère rien lire plutôt que de lire une pseudo fin.

  55. Bruno Bellamy a dit :

    @Aurélien : si, bien sûr qu’il y a une solution ! Il suffirait qu’au lieu de publier trop de choses, les éditeurs réfléchissent à deux fois, soient donc plus sélectifs, et en contrepartie soutiennent davantage ce qu’ils choisissent de publier. Que leur engagement soit donc plus important, et en tout cas proportionné à celui de l’auteur. Je ne condamne pas l’éditeur de Showergate, mais sur un catalogue énorme, avec en moyenne sur l’année plus d’une nouveauté par jour, il est évident qu’il est matériellement impossible d’assurer une mise en place, un effort de vente, et une promotion, nécessaires et suffisants pour chaque bouquin. Or ce trop-plein résulte bien d’un choix de l’éditeur.
    Après, on pourra toujours pleurer parce qu’on n’a pas été publié du tout, ou parce qu’on considère que les critères de sélection sont contestables, mais commencer un récit et ne pas pouvoir le terminer faute d’une exploitation efficace du premier tome, c’est assez dramatique, au final.

    Récupérer les droits et recaser la série chez un autre éditeur : dans un marché saturé, c’est évidemment impossible. Quel éditeur voudra prendre le risque de publier la suite d’un récit qui n’a pas, commercialement, « fait ses preuves » ? On pourra supposer que ça n’est pas de la faute de la série mais celle du marché, ou celle d’un manque d’effort de vente etc (cf. plus haut), comment le prouver ?

    Et non, je ne ferai pas un condensé des autres tomes. J’ai tenu à le faire juste pour la fin de l’histoire (ce tome 2 donc), mais comme je l’ai expliqué dans « la théorie du hamburger », les choses qui n’ont pas servi ne sont pas perdues : je garde les bonnes idées dans un coin, elles m’ont déjà inspiré d’autres récits qui peuvent se développer à partir des fragments de ce qui n’a pas été utilisé… Impossible, bien sûr, de dire aujourd’hui si ces histoires seront publiées un jour, mais je les garde au frais dans mes cahiers à spirales, c’est pas perdu. 😉

  56. Aurélien a dit :

    Bruno, est-ce que tu ne serais pas tenté de faire plutôt des « one shot », pour éviter ce genre de problème ?

  57. Bruno Bellamy a dit :

    Le truc du « one-shot » est en effet sécurisant, face à cette malédiction des « séries d’un seul tome », hélas de plus en plus répandue. Mais il apporte avec lui un autre problème, qui est celui du rapport entre ce qu’on peut attendre comme résultat des ventes d’un album, et la somme de travail qu’implique la création d’une BD. Un album, ce n’est en effet pas qu’une pile de 46 fois une page. Il faut concevoir un univers, des personnages, avec toute l’histoire qui précède la première page, autrement dit un gros boulot de conception, de développement, dont les pages ne sont qu’une conséquence (même si c’est bel et bien 46 fois pas mal de taf en plus). Un auteur de BD (enfin un auteur « complet », scénariste, dessinateur & coloriste) ne fait pas QUE 46 pages pour faire un album. Comme, lorsqu’on perçoit des avances sur droits au fur et à mesure de la réalisation de l’album, on est payé à la page, on n’est finalement jamais rémunéré pour tout le boulot réalisé en amont. Si c’est pour ne l’utiliser que sur un seul livre, dans certains cas (univers imaginaires assez complexes, gros boulot de conception de décors, de costumes, de personnages et créatures), c’est carrément disproportionné. Si, en plus, c’est pour ne même pas toucher sur les ventes parce que les chiffres, misérables, des ventes en librairie, ne compenseront même pas les avances sur droits, alors on ne peut plus considérer ça comme un métier.
    LA solution suprême, c’est évidemment d’adapter la somme de boulot au résultat qu’on peut raisonnablement en attendre, et donc de produire très vite des pages tout juste acceptables, sur un sujet ne nécessitant pas en amont un développement important, comme si on était payé à l’heure. Par exemple faire un blog BD pour raconter les petits détails passionnants de sa vie quotidienne (genre « aujourd’hui j’ai fait caca », avec des dessins épurés-branchés et un ton un peu intello) et le sortir en album papier six mois plus tard en s’arrangeant pour qu’on en parle à la télé parce que c’est carrément trop super méga tendance de faire de l’autobiographie numérique interactive et ludique.

    Sauf que non, j’ai pas envie.

    Et surtout, SURTOUT : on peut spéculer, on peut théoriser, on peut essayer d’imaginer des « solutions », des modes de diffusion, des façons plus efficaces, plus pro-actives, plus branchées sur l’actualité, la réalité du marché, les attentes supposées du public, des sondages hyper-pointus auprès des libraires, une réflexion en amont sur les méthodes de promotion, sur le ciblage, la caractérisation du genre, les astuces, arguments, recettes et caractéristiques qui vont assurer un succès garanti au projet… mais ça c’est une démarche de COMMERCIAL. Je dis pas de mal des commerciaux, hein, c’est très bien d’être un bon commercial, moi je compte sur les commerciaux, justement, pour bouger leurs fesses pour vendre, EXPLOITER, mon boulot, pour le faire fructifier, et même, oui même, pour le faire connaître, le faire parvenir, aux lecteurs à qui ça pourra plaire. Parce qu’au final le vrai taf d’un commercial c’est pas de vendre un produit à des gens qui n’en n’ont pas besoin, mais bien de le vendre aux gens à qui ça va faire plaisir, et qui autrement n’auraient même pas su que ce produit existait parce que le marché est noyé avec de tout et du reste.
    Mais moi je suis pas un commercial. Mon boulot n’est pas de penser la façon de vendre les oeuvres. Mon boulot c’est de les créer, et de surprendre, de faire quelque chose de nouveau, de le faire avec coeur, avec passion, de le faire à ma façon à moi, parce qu’il y a des gens qui ont une sensibilité proche de la mienne, et qu’il est bien possible que ces gens là soient touchés, émus, inspirés, ou simplement agréablement divertis, s’ils ont connaissance de l’existence de cette oeuvre et qu’ils vont jusqu’à la lire. Et pour être créatif, il ne faut pas commencer par se demander de quelle façon il faut concevoir cette oeuvre pour être sûr qu’elle se vendra. Il faut la concevoir, c’est tout. La faire de son mieux, y mettre le meilleur de soi-même, et pour de bonnes raisons. Or je ne crois pas qu’on puisse à la fois faire ça, et jouer au commercial.

    Auteur de BD c’est un métier à temps complet. Je ne peux pas faire deux métiers à la fois. Alors je réfléchis à tous ces trucs de marché, de promo et tout, parce que ça m’intéresse, mais je ne veux pas non plus que ça conditionne mon boulot. Chacun son taf. 😉

  58. Bruno Bellamy a dit :

    Bon sang, je crois bien que ce post « terminus » (bah oui, c’est sur showergate.net et c’est, littéralement, la fin de Showergate) va pulvériser le record de commentaires… 😉

  59. Aurélien a dit :

    Le plus terrible c’est que ce n’est pas réellement une question de qualité ou de rentabilité.

    Je prend pour exemple le premier tome du second cycle de l’épée de cristal qui fut acheté par Soleil. Et bien, malgré la qualité de l’œuvre et les nombreuses ventes du premier cycle, Soleil a décidé de ne pas sortir les autres tomes du second cycle.

    Comme tu l’as dis Bruno, le rôle de commercial jouait par les maisons d’édition est remplie de manière hasardeuse (le plus souvent les commerciaux de ce genre d’entreprise sont des jeunes qui sortent avec un diplôme d’une école de commerce et qui pense tout savoir…sans rien connaitre du produit qu’ils vendent).

  60. gemp a dit :

    Par exemple faire un blog BD pour raconter les petits détails passionnants de sa vie quotidienne […]
    Sauf que non, j’ai pas envie.

    Envie?! C’est surtout que tu n’aurais plus que (spectaculairement) sporadiquement l’occasion de coller des tas de minettes à poil partout dans tous les coins — sans aucunement vouloir préjuger de l’état de ta « vie quotidienne » actuelle 😀

    Tu pourrais compenser par une grande quantité de lapins ou t’essayer aux vaches, mais je ne pense pas que ça aurait tout à fait le même impact.

  61. Bruno Bellamy a dit :

    @Aurélien : je ne pense pas qu’il faille généraliser… Le métier de commercial est comme tous les autres métiers, il y en a qui le font bien, d’autres non. Et être jeune ou moins jeune ne change rien à l’affaire.

    @Gemp : pour les lapins, voir dans le sketchbook, y’en a plein. 😉

  62. Silvain a dit :

    Et en souscription, ce n’est pas possible, alors ? Faut vendre combien de bouquins pour que ce soit rentable ?
    Autrement, je connais (il habite pas loin de chez moi) un auteur qui en a eu marre de milieu de l’édition et qui est devenu son propre éditeur. Peut-être pourrais-tu le contacter pour lui demander ce qu’il en pense ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Schetter

  63. Silvain a dit :

    « En 1990, découragé par des incohérences promotionnelles, et une mauvaise impression d’albums, il prend la décision de s’éditer seul, pour l’ensemble de ses nouvelles productions, récupérant les droits des albums précédemment publiés sous son nom, Cargo et Berlin. Certains de ces albums feront ensuite l’objet d’une nouvelle édition, revue, corrigée, remaniée chez Schetter éditeur. Sous son label, il crée la collection « Yin Yang », des polars, pour la plupart. Début 2000, il poursuit plus activement ses travaux autour de l’image. Illustrations automobiles, dessinées. Ainsi que des toiles à l’acrylique qu’il expose. »

  64. Bruno Bellamy a dit :

    @Silvain : je l’ai déjà dit, mais je vais le répéter : je ne suis pas fan de cette tendance « anti-éditeurs ». Plein de gens présentent l’auto-édition comme LA solution aux soucis des auteurs, mais éditeur c’est un métier qui est très utile, voire indispensable… quand il est bien fait (en fin de compte, on pourrait d’ailleurs dire ça de TOUS les métiers). Et à vouloir tout faire, on ne fait rien comme il faut.
    Donc encore une fois, ça n’est pas qu’une question de sous ! Je ne sais pas dans le détail combien ça coûte pour imprimer un album en couleurs à N milliers d’exemplaire, mais le job d’un éditeur va bien au-delà de la gestion de ce truc là. Quant à la diffusion et à la promotion, n’en parlons même pas ! C’est la croix et la bannière…
    Non, vouloir se substituer à l’éditeur, c’est être prêt à ne plus faire son métier d’auteur correctement, faute de temps et d’énergie.
    Michel Schetter, il a bien du courage, mais je ne me vois pas faire comme lui. Y’a de bonnes boîtes, où les gens prennent leur métier au sérieux, et se montrent correct avec les auteurs sur lesquels ils savent pouvoir compter. J’espère pouvoir oeuvrer avec des gens comme ça (sur le mode « gagnant-gagnant », donc) aussi souvent que possible. Pour ça, faut commencer par y croire, ça aide. Le trip « le milieu de l’édition est pourri », forcément, ça aide pas. 😉
    Et puis faut avoir la fibre commerciale, voire gérante, pour s’atteler à une tâche pareille. Moi j’ai déjà assez de mal comme ça avec les histoires, les dessins, la couleur, j’vais pas m’en rajouter. Si je me décourage parce que j’ai voulu faire des métiers qui n’étaient pas pour moi, ça sera « perdant-perdant » pour tout le monde, y compris les bellaminettes.
    Je pense qu’il faut avoir un peu de flair (ça, ça vient avec l’expérience), pas mal d’obstination (ça, on l’a ou on l’a pas), et un peu de chance, quand même (ça, ça vient sans prévenir), pour frapper aux bonnes portes. 😉

  65. Silvain a dit :

    Et ton éditeur actuel ne serait pas prêt à étudier une formule « Je n’imprimerai que quand j’aurai reçu X chèques » ?
    J’ai acheté le tome 1 en librairie et je suis prêt à faire un chèque là tout de suite pour recevoir le tome 2 dans quelques mois.

  66. nikodez a dit :

    JE suis un misérable.
    J’attendais la sortie du deux pour m’offrir les deux.

    Je rentre de vacances et je viens de me coincer le pied dans une porte.
    Je vais commanderle sketchbook 2 de ce pas (boiteux)

  67. nikodez a dit :

    exact, en cas de précommande,je suis

  68. Bruno Bellamy a dit :

    @nikodez : pas la peine de s’auto-flageller pour autant… 😉
    Mais ça vient confirmer mon souci : l’arrêt des séries en cours de route est à la fois la cause et l’effet des méventes de premiers tomes. Ce marché se mord bel et bien la queue.

    En tout cas, ceux qui n’ont pas encore lu le tome 1 de Showergate et vont découvrir la fin de l’histoire dans le Sketchbook #2 peuvent TOUJOURS se procurer « la Reine sombre », hein ! Soit en librairie (chez les bons libraires), soit on-line, soit en direct-live lors des séances de dédicaces, donc faut pas se priver. Si le récit de la fin de l’histoire dans le sketchbook donne envie de lire le premier tome de la BD, ben tant mieux ! 😉
    Moi, ça ne me rapportera pas un centime de plus, mais pour peu que les chiffres soient significatifs, ça redonnera confiance à l’éditeur, ça peut carrément pas faire de mal.

    Quant au système des précommandes, je rappelle qu’on parle d’albums de 46 pages couleurs. Pour amortir un tirage décent, je pense qu’il faut quand même atteindre 7 ou 8000 exemplaires, et même comme ça, je ne suis pas sûr que ça permette de dégager un bénéfice (autrement dit de quoi bouffer).

    Un éditeur, c’est un peu comme une précommande : il avance le fric pour la réalisation de l’oeuvre. Il a la trésorerie pour ça, et c’est plus son job que celui des lecteurs, qui préféreraient (et je les comprends !) pouvoir feuilleter le bouquin fini pour prendre la décision de l’acheter ou pas.

    En revanche, quand le bouquin est fini, qu’on peut le feuilleter, et qu’on préfère attendre la suite pour l’acheter, ben oui, là, clairement, ça marche pas.

    Mais bon, j’ai pas annoncé ça pour jouer les victimes et apitoyer le lectorat. J’explique, c’est tout. Et vous faites comme vous le sentez… 😉

  69. Aurélien a dit :

    Bruno, est-ce que les éditeurs acceptent de mettre en vente plusieurs tome en même temps, si bien sûr l’auteur les a déjà fait ?

    Par exemple, au lieu de sortir en une fois 8000 exemplaire du premier tome, ne peuvent ils pas en sortir 4000 du premier, et en même temps 4000 du second ?

    C’est juste une petite question, pas une critique (parce que là, je te sent nu peu sur les nerfs…)

  70. Bruno Bellamy a dit :

    @Aurélien : ahah ! pas de souci, j’suis pas sur les nerfs… 😉
    C’est juste que l’aventure Showergate est bel et bien terminée, donc je ne peux pas y changer grand-chose a posteriori. Quant à ce qu’il est possible d’entreprendre pour l’avenir, eh bien comme énoncé plus haut, je ne me sens ni la force ni l’ambition de changer le système.
    Quant à sortir 4000 ex de chaque tome plutôt que de faire un tirage de 8000, ça n’a pas de sens : les tirages sont calculés pour pouvoir jouer sur de véritables économies d’échelle. Imprimer plusieurs bouquins c’est multiplier les frais fixes. De toute façon, je cite des chiffes un peu au hasard. Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai pas toutes les compétences du secteur, même si tout ça m’intéresse.
    Je sais que certains éditeurs font des tirages plus limités, pour limiter aussi leur risque financier. On a parlé par exemple du coût un peu élevé des sketchbooks Comix Buro, eh bien je pense que ça répond à la question : il est très possible de dépenser moins initialement, en imprimant un plus petit tirage (celui des sketchbooks est de 1000 exemplaires), mais le prix de vente à l’unité s’en ressentira très nettement. Un sketchbook est un produit un peu « collector », il ne s’adresse pas à un lectorat aussi large que celui d’une BD, et voilà : ça donne un livre non cartonné, plus petit qu’une BD, mais qui coûte 15€ en librairie.

    Pour ce qui est de sortir tous les tomes d’une série en même temps (et ainsi éviter l’effet « j’attends la sortie du dernier tome pour acheter tout en une fois »), rien ne s’y oppose, si ce n’est le fait que ça prend beaucoup de temps de réaliser une BD, et donc que si l’éditeur verse des avances sur droits à l’auteur, il devra donc attendre encore plus longtemps avant de voir son investissement remboursé.
    Et si cette série, quoique complète, ne se vend pas, à cause de l’effet « ohlala, trois ou quatre tomes d’un coup ça dépasse mon argent de poche du mois », la perte n’en sera que plus considérable.

    Pas la peine de chercher midi à quatorze heure : la bonne méthode c’est, en amont (chez l’éditeur), de ne publier un ou des albums que si on a l’intention d’en accompagner vraiment la mise en vente par un effort nécessaire et suffisant et, en aval (ça c’est côté lecteur) d’acheter les livres qu’on trouve intéressants, parce que c’est le pourcentage dévolu à l’auteur sur le produit de la vente qui lui permet de continuer à réaliser ces oeuvres.

    Je pourrais tenter de changer le système, de refaire le monde, ou en tout cas le monde de la BD (et à vrai dire c’est un peu ce que j’ai fait en intervenant auprès de la commission Patino, ou en agissant au sein de l’Association des Auteurs de BD), mais le temps et l’énergie que j’y consacrerais seraient dispersés au détriment des bellaminettes et de mes futures BD, sans aucune garantie de résultat probant en retour. Je pourrais conclure par « à vous de voir », mais non. C’est plutôt à moi de décider, dans ce contexte, vous ne croyez pas ? 😉

    Je choisis donc de me concentrer sur ce que je sais faire : de la BD, des petits dessins, et trouver le ou les bons éditeurs pour leur assurer une exploitation commerciale efficace.
    Et vous, lecteurs, vous pouvez aussi avoir une action efficace et pertinente : achetez les livres qui vous plaisent, surtout quand ils sont publiés par de bons éditeurs, qui font leur travail et respectent celui des auteurs. Non seulement vous vous faites plaisir, en faisant cela, parce que vous y gagnez des ouvrages de qualité dont vous n’avez pas à regretter l’acquisition, et en plus vous confortez ces bons éditeurs dans la conviction d’avoir fait un choix intelligent et sensible en publiant les livres que vous, vous aimez. 😉

    Perso, à chaque fois que j’achète une BD, un manga, un roman, vu que je suis un peu au courant de la mécanique du droit d’auteur, j’ai une petite pensée pour le fait que, sur les sous que j’ai donnés au libraire, une petite partie va remonter la filière et permettre à l’auteur de se dire qu’il n’a pas bossé pour rien. Ça va éclairer son bureau, ou financer un appel téléphonique à quelqu’un qu’il aime bien, mettre une sardine dans son assiette, garder son ordinateur ou sa connexion ADSL allumés pendant quelque temps… C’est pas grand-chose, mais non seulement ça participe un petit peu à maintenir des conditions pour qu’il continue à produire des choses qui vont me faire rêver, mais en plus je vais en profiter tout de suite parce que du coup j’ai directement entre les mains une histoire que je vais lire avec plaisir. C’est tout bénef… 🙂

  71. Pascal a dit :

    Bonjour Bruno,
    une chose m’échappe. Lorsqu’un auteur de BD va voir un éditeur, il lui présente un nouveau projet et à déjà une idée du nombre de tomes. J’imagine un chiffre bas et si la série a du succès un nombre haut avec la ligne directrice. Rien n’empeche ensuite si la série connait un fort succès à avoir un nombre de tomes plus élevé (mais alors là attention à ne pas rentrer dans le système ou on appauvri la qualité de la série). J’ai remarqué que certaines série fort de leur succès se prolongent sans raison si ce n’est d’avoir un minimum de ventes garanties.
    Bref l’éditeur sait lorsqu’il édite le premier tome qu’il faut au minimum un deuxième (pour un diptyque) ou un troisième (si c’est une trilogie) ect.. Son rôle est alors effectivement de prendre le risque de lancer la série. Si comme dans ton cas il arrête la série dès le premier tome : il ne donne pas la chance à la série de trouver son public, il rentre dans ce cercle vicieux du « on attend la suite avant d’acheter », il se retrouve avec un stock de tome 1 invendable puisque du bouche à oreille on sait qu’il n’y aura pas de suite.
    J’imagine que lorsque l’auteur cède ses droits il s’engage à déssiner un nombre de tome j’imagine que s’il tombe malade ou qu’il décide tout simplement de ne pas remplir son contrat l’éditeur peut « l’embêter ». Dans ce contrat l’éditeur ne s’engage-t-il pas au moins pour un nombre d’album ou une fin alternative éditée.
    Avec le temps la série étant « complète » il peut éspérer écouler son stock. Certains artiste j’imagine ne sont reconnu que plus tard à l’occasion d’une autre série ou d’un autre évènement (voire même après leur mort) ce qui donne l’occasion à un nouveau public de redécouvrir une partie de l’oeuvre.
    A moins que l’objectif numéro un soit de vendre beaucoup et tout de suite. On se fiche alors de ceux qui achètent et du travail de l’artiste.
    Il me semble qu’à une époque il y avait des mécènes qui nous permettent aujourd’hui d’échanger des oeuvres pour plusieurs milliers d’euros.
    J’avoue être un peu « paumé » devant de telles situations. Si l’artiste meurt ou qu’il est malade je comprends qu’en tant que lecteur je ne vois pas la suite paraître mais lorsque comme dans ton cas un artiste à la volonté de terminer l’album que le travail est effectivement avancé il n’y ait pas un accord entre l’auteur et l’éditeur pour publier au moins le tome deux quitte à modifier le scénario pour mettre la série en attente provisoire ou trouver une fin définitive.
    Quoique certaines oeuvres soient bien mieux lorsque le lecteur doit imaginer la suite que lorsque la suite est effectivement offerte au public (je n’ai pas d’exemple en bd mais en film matrix est bien suufisant même si techniquement les 2 et 3 sont beaux l’histoire à la fin du 1 laisse tout envisager).
    On tout cas merci du temps passé sur le blog pour nous donner ces infos. D’ailleurs l’internet est un sacrés progrès pour suivre l’actualité des auteurs. Un certains temps étant parfois necessaire entre la pulication de plusieurs tomes et là c’est le lecteur qui risque de mourir sur une oeuvre pour lui inachevé 😉

  72. Bruno Bellamy a dit :

    @Pascal : je suis comme toi. J’essaye de comprendre la logique, ou l’hypothétique stratégie, des grandes maisons d’édition, mais je n’y parviens pas. Une chose est sûre, puisque j’en ai été témoin : environ trois semaines après la mise en vente, l’éditeur dispose de chiffres qui lui permettent d’estimer (et là ça s’est vérifié) que la série « marche » ou « ne marche pas ». Rien que d’y songer, ça fait frémir…
    Je me suis obstiné pendant pas mal de temps, et il faut reconnaître à Delcourt le mérite de m’avoir laissé faire. Il m’a fallu pas mal de temps avant de comprendre un peu mieux la mécanique commerciale en jeu ici, et donc de réaliser que de toute façon la mise en place en librairie pour un tome 2 (qui, effectivement, certains l’auront sans doute pigé, a été réécrit pour boucler la série, initialement prévue en trois tomes par ailleurs ouverts sur de possibles suites) aurait été calculée en mode « suicide » : aucun espoir de vendre plus que la moitié des ventes du tome 1. Autrement dit, totalement à perte, autant pour moi que pour l’éditeur.
    J’ai donc, quand je m’en suis rendu compte, négocié avec l’éditeur un « arrêt des frais » pas trop déshonorant. J’avoue qu’à ce stade j’étais surtout totalement déprimé. Et j’ose espérer que les lecteurs voudront bien comprendre que ce ne sont pas des chiffres ou des histoires de fric qui m’ont sapé le moral, mais bien le sentiment d’échec face à la manière dont mon travail avait été pris en considération par ceux qui avaient pour mission de le faire fructifier. Mais peu importe, ceci n’est désormais plus que du passé.
    Je n’ai pas plus d’explications aujourd’hui sur le fonctionnement de l’édition, du business de la BD, etc. Je ne suis même pas sûr que la « logique » que nous essayons ici de deviner existe, tout simplement… Il s’agit probablement d’un processus trop complexe pour être prévisible ou gérable, et au final, l’éditeur se contente d’observer les résultats de ce chaos, et d’estimer a posteriori si c’est rentable ou non.

    J’ai la tentation de croire, et si tel est bien le cas je vous en remercie, que vos efforts pour comprendre, et vos propositions pour d’hypothétiques solutions, sont pour le moins une marque de sympathie, et en tout cas, évidemment, une marque d’intérêt pour ce que j’ai tenté de faire. En ce qui me concerne, et grâce notamment à la solution partielle que nous avons trouvée -grâces soient rendues à Comix Buro !- pour conclure cette aventure avec élégance, Showergate appartient désormais au passé.

    J’espère très sincèrement et très ardemment que les projets suivants connaîtront un meilleur succès, et que vous pourrez donc en profiter plus longuement. J’espère aussi, vous vous en doutez, pouvoir tirer parti de cette expérience pour assurer à l’avenir une meilleure pérennité à mon travail, et vous prie de croire que votre intérêt pour celui-ci sera toujours pour moi une source de motivation et d’encouragement. 🙂

    Merci à tous !

  73. Pich a dit :

    Bonjour, je ne t’ai encore jamais parlé mais j’admire ton travail depuis longtemps, et cette mauvaise nouvelle m’a beaucoup touché… J’ai eu envie de faire un ptit dessin de Ludivine pour lui dire au revoir, on peut le voir ici : http://les-jolies-choses.over-blog.com/article-34992335.html
    Je te souhaite de rebondir très vite, et je repasserai souvent voir si de nouveaux jolis projets voient le jour par ici…

  74. Bruno Bellamy a dit :

    Ouaaaaah, merci Pich !!!! 🙂
    C’est super gentil, et super joli, bravo !

  75. Michel a dit :

    Bonjour,

    Moi je suis prêt à payer pour avoir le tomme II sous la forme d’un fichier PDF numéroté que je puisse imprimer chez moi au format A4.
    Il faudrait que le prix soit quand même inférieur à un prix en librairie.

Laisser un commentaire :